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Automobile

Câblage automobile: Yazaki inaugure sa première usine à Kénitra

Câblage automobile: Yazaki inaugure sa première usine à Kénitra

25 millions d’euros d’investissements et 3.566 personnes employées

Date de parution le 04/10/2011

L’usine Yazaki a été inaugurée vendredi dernier, à Kénitra, en présence de Volker Heuzeroth, président, chef exécutif des opérations européennes du groupe Yazaki, du ministre de l’Industrie et du Commerce, Ahmed Reda Chami, et Jamal Ghmani, ministre de l'Emploi et de la Formation professionnelle. La société, spécialisée dans la fabrication de faisceaux électriques destinés à l’industrie automobile, emploie un effectif global de 3.566 personnes. L’unité de production qui a démarré en février a nécessité une enveloppe globale de 25 millions d’euros. L’usine a une capacité d’équipement de 500 véhicules de la nouvelle Range Rover Evoque par jour et de 200 Jaguar XF. Sachant que la production de Kénitra est exclusivement réservée à l’équipement des deux marques. Pour assurer une production optimale, il a été mis en place une organisation impliquant tout le personnel. Parmi eux, 650 sont des employés de structures (ingénieures, cadres, techniciens et agents de maîtrise). «L’objectif de l’équipe sur le moyen terme est de stabiliser l’usine et d’arriver à environ 300.000 heures par mois, en comptant uniquement sur la productivité de l’effectif existant», selon Abdeslam Benjelloun, directeur général de l’usine Yazaki de Kénitra. Ces équipes disposent d’un espace de production de 12.000 m2.
Les activités de l’usine de Kénitra ont en réalité démarré dans une usine satellite en mai 2010, avec un effectif de 140 personnes, dont la majorité provenait de l’usine sœur de Tanger. Et interviennent dans un contexte caractérisé par une pleine expansion du marché des faisceaux électriques au Maroc. En effet, attirés par de belles perspectives, plusieurs opérateurs se sont implantés progressivement au Maroc, depuis 1999, et dont une bonne partie sur la région de Tanger. Yazaki qui a déjà une usine à Tanger, est le premier à se tourner vers la région de Kénitra. De nouveaux concurrents sont attendus dans cette localité qui attire de plus en plus les industriels. Des investisseurs qui espèrent profiter d’une main-d’œuvre plus accessible qu’à Tanger et des avantages fiscaux. «Le Maroc est en train de construire sa zone franche de Kénitra», a déclaré Ahmed Reda Chami. «Grâce à des usines comme celle de Yazaki, le Maroc peut servir de plateforme à l’Europe comme le Mexique l’est pour les USA», a-t-il affirmé. Une déclaration pas tout à fait anodine dans la mesure où la production locale est destinée exclusivement à l’exportation. «Cette production est livrée à des clients jusqu’au Royaume-Uni, ce qui témoigne de la qualité et de la confiance que nous avons de ces équipes», renchérit Volker Heuzeroth. Il a clairement indiqué que le Maroc reste un cible majeur dans la stratégie de Yazaki. Le groupe envisage de lancer un 3e projet dans le Royaume. La future usine, dont le lieu d’implantation n’est pas encore déterminé, est attendue dans une année et demie, voire deux ans. «Le projet impliquera la création d’une grande usine satellite ou une de la taille de celle inaugurée», selon le DG de l’usine de Kénitra.
Pour mener à bien ces besoins, les RH sont au cœur de la stratégie de Yazaki. La politique en termes de ressources humaines se base à la fois sur les besoins du client et les standards de Yazaki. «Pour recruter, le groupe travaille en étroite collaboration avec l’Anapec, qui lui fournit une bonne partie de ses éléments», annonce Mostafa Khaledi, directeur des ressources humaines Yazaki. En outre, il faut souligner que bon nombre des employés proviennent des alentours de la ville de Kénitra, qui est un véritable vivier en termes de main-d’œuvre. Ce qui crée une plus grande dynamique dans cette zone dépourvue d’installations industrielles génératrices d’emplois. Cependant, d’autres attirent l’attention sur les salaires jugés trop bas (environ 2.000 DH mensuel par ouvrier). A ces détracteurs, le directeur des RH rétorque que Yazaki respecte les règles du marché dans le secteur et propose des salaires équivalents, voire plus. Il a également mentionné au passage les avantages dont bénéficient les employés (assurance, CIMR à partir de la 5e année, transport, bonnes conditions de travail, restauration…).

Source: L'économiste



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