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Automobile

Renault dans son plan de marche. Entretien avec le DG de Renault au Maroc, Michel Faivre-Duboz.

Renault dans son plan de marche. Entretien avec le DG de Renault au Maroc, Michel Faivre-Duboz.

Deux étapes sont actuellement prévues pour le projet Renault. Une première ligne avec une capacité de 30 véhicules/heure démarrera début 2012, et une deuxième, avec la même capacité, est prévue deux ans après. L’usine aura alors une capacité maximum de 350.000 véhicules par an correspondant à la production de 60 véhicules/heure. Ce complexe industriel conduira à la création de 6.000 emplois directs, principalement des postes d’opérateurs, de techniciens et d’ingénieurs. Il favorisera l’emploi dans la région avec près de 30.000 emplois indirects. Les retombées ne se chiffrent pde transfert des compétences. as seulement en nombre d’emplois créés, mais aussi en termes

Date de parution le 25/02/2011

- L’Economiste: Où en est votre plan de recrutement pour le site de Tanger?

- Michel Faivre-Duboz: En fait, pour ne pas créer de déséquilibre de bassins d’emploi, le recrutement ne se fait pas seulement dans la région du nord, mais dans l’ensemble du Maroc. A ce jour, les recrutements spécifiques pour l’usine de Tanger dépassent les 600 personnes, dont la plupart sont en formation en Europe.

Si le recrutement est principalement local, Renault a besoin de profils qualifiés afin de former et encadrer les futurs employés.

Au démarrage de l’usine Renault Tanger au début de l’année 2012, nous compterons un peu plus de 2.500 personnes. Ce chiffre devrait augmenter pour arriver à 4.000 à la fin de la même d’année. Quant aux compétences nécessaires au fonctionnement de l’usine, elles seront de diverses disciplines. Nous aurons donc à recruter des profils techniques pour le manufacturing, la logistique, la qualité, etc., mais aussi des profils adaptés aux fonctions support (RH, SI, Finances, achats,…).

En dehors de la ligne hiérarchique et du personnel des métiers pointus, une grande partie des formations des effectifs est prévue au Centre de formation aux métiers de l’automobile de TangerMed, qui sera réalisé et administré par Renault Tanger dans le cadre d’un accord public-privé. A terme, il accueillera près de 250 stagiaires par jour. Ces formations (y compris des formations continues) seront assurées à l’embauche, afin de répondre aux besoins en compétences de notre usine à Tanger et des équipementiers automobiles.

- Quelles retombées du projet en termes de savoir-faire technologique?

- Les autorités marocaines sont à la recherche d’investissements étrangers, créateurs de valeur et d’emploi pour le développement économique du Royaume. Aussi, le Maroc, confronté à des enjeux du développement dans le domaine de l’eau et de l’énergie, est volontaire pour accompagner les investisseurs dans des solutions radicales et innovantes dans le domaine du développement durable. Ainsi, Tanger devrait être un site exceptionnel pour l’Alliance et une référence en termes de compétitivité. Les impacts sur l’environnement de l’usine Renault à Tanger seront réduits à des niveaux jamais atteints pour une usine de carrosserie montage. Ces résultats seront obtenus grâce à des innovations dans les process de fabrication, à l’utilisation d’énergies renouvelables ainsi qu’à une gestion optimisée du cycle de l’eau. Le Maroc disposera sur son territoire d’une implantation automobile majeure, porteuse de développement économique et d’emploi. Renault devant être, en parallèle, l’un des principaux employeurs de la zone nord.

- Quels sont aujourd’hui les équipementiers qui vous accompagnent?

- Tous les fournisseurs majeurs de câblages (Valéo, Delphi, Yazaki…) et de coiffes pour sièges (Prevent, Sunviauto, Treves, Polydesign…) sont implantés au Maroc, en particulier dans la zone franche de Tanger. On y trouve également quelques fournisseurs sur des fonctions telles que l’injection plastique (Nief) ou encore les joints d’étanchéité (Metzeler), l’intérieur des véhicules (Antolin). Les autorités marocaines ont permis la mise en place de mesures d’accompagnement en faveur des localisations au Maroc (incitations fiscales, aides à la formation, financements…), et Renault contribue à cet effort via la convention signée avec le gouvernement, l’Anpme et l’Amica visant la mise à niveau des fournisseurs de rang 2.

Propos recueillis par
Jihane KABBAJ

Source: L'Economiste

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