- Energies renouvelables
- Les Fiches sectorielles du Club France Maroc: Les énergies renouvelables
- Energies renouvelables : L’Agence sans le sou depuis deux ans
- Energies renouvelables : Ciments du Maroc construit un parc éolien à Safi
- Les acteurs des énergies renouvelables
- Le solaire
- L'éolien
- La biomasse : une troisième filière pour le Maroc
- Formations et métiers des énergies renouvelables
- Liens utiles
- Discussions
Agenda
- Accueil
- /
- Les grands sujets
- /
- Energies renouvelables
- /
- Energies renouvelables : L’Agence sans le sou depuis deux ans
Energies renouvelables
Energies renouvelables : L’Agence sans le sou depuis deux ans
Selon Saïd Mouline, directeur général de l’Aderee, «il existe plusieurs façons de faire coïncider la sécurité énergétique et la stabilité économique du pays: l’évolution des technologies et la diminution des prix des renouvelables»
Date de parution le 21/10/2011
L’Agence pour le développement des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique (Aderee) attend toujours son budget pour ses premières recrues. Pourtant, le cadre légal et réglementaire est bouclé depuis un bon moment, même si le décret d’application de loi sur le volet efficacité énergétique attend toujours sa publication au BO. Une situation somme toute paradoxale au regard des ambitions de l’agence et la mission dont elle est investie.
Au-delà de l’évolution de la mission de l’ex-CDER (développement des énergies renouvelables), à travers sa transformation en 2009 en agence, le défi pour l’agence est de maîtriser la consommation d’énergie et atteindre une meilleure efficacité énergétique. L’objectif étant de «contribuer à la mise en œuvre de la stratégie visant la réduction de la dépendance énergétique et la préservation de l’environnement».
Ainsi, l’ambition de porter à 20% la part des énergies renouvelables dans le bilan énergétique (actuellement de moins de 5%), d’ici 2020, devient un sacré challenge. Ceci d’autant plus que «l’Aderee n’existe effectivement que cette année», reconnaît son directeur général, Saïd Mouline, avec une nouvelle organisation et un budget annoncé plus conséquent, qui attend d’être débloqué. Mais pour Mouline, l’essentiel est que «le ministre des Finances a bien saisi l’importance de la mission stratégique et l’économie pour le pays». L’objectif de 12% d’efficacité énergétique représentera plusieurs milliards de dirhams d’économie. Le Maroc dépend encore pour 95% de ses besoins en énergie de l’étranger, soit une facture de 60 milliards de DH en 2010. En multipliant par cinq la part des énergies renouvelables au bilan énergétique, d’ici 2020, c’est réduire cette dépendance de 15%.
Pour ces ambitions et bien d’autres, l’Aderee n’a d’autre choix que de passer outre les lourdeurs administratives. L’agence finalise actuellement, avec le soutien du ministère de l’Energie, la création d’un centre régional des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique à Marrakech qui sera placé sous l’égide de l’Unesco, sous réserve de l’accord de son conseil exécutif. En attendant, elle forme, dans le cadre de la coopération avec l’Institut de l’énergie des pays francophones, plusieurs cadres des pays africains qui suivent des ateliers dans son centre à Marrakech. Lequel attend l’issue des discussions en cours avec l’organisme allemand TÜV pour sa labellisation et sa certification.
Saïd Mouline entend aller vite pour, dit-il, «la généralisation de l’utilisation des énergies renouvelables et l’efficacité énergétique de sorte à contribuer au développement durable du pays, dans le respect des principes de bonne gouvernance». A ce rythme, l’Aderee cache à peine sa grosse ambition pour l’avenir de jouer aussi le rôle d’agence de l’environnement comme en France (ADEME) ou Espagne (IDAE). Quand on a mission de conseil et de sensibilisation à l’économie d’énergie, on peut de la même façon conseiller sur l’économie d’eau, la gestion des déchets, la préservation de l’environnement…
Par ailleurs, l’Aderee vient de déployer à Marrakech une plateforme dédiée. Une sorte d’entité de veille et de développement technologique qui a pour mission d’identifier, de documenter et de partager les innovations en matière d’exploitation des ressources énergétiques renouvelables mais aussi de nouer des partenariats stratégiques pour le montage de projets pilotes à finalité industrielle. Pour Mouline, «l’objectif est d’assurer un transfert technologique des dernières innovations dans ce domaine, mais aussi d’adapter ces technologies au contexte local». Ainsi, la plateforme de Marrakech va développer une assistance technique aux PME, fournir une prestation technologique et ingénierie, conseil, expertise, veille technologique, études et projets pilotes.
Pour le solaire photovoltaïque haute concentration (HCPV), l’agence a entrepris, avec le français Heliotrop, la mise en place sur sa plateforme de Marrakech d’une unité pilote de tests d’un dispositif innovant de ce système. L’expérience de ce projet dont le principe est d’exploiter la composante directe du rayonnement solaire (DNI) servira à étudier la faisabilité technico-économique de son déploiement à une plus grande échelle avec à la clef la création d’un nouveau tissu industriel.
Source: L'économiste
Et si on commence par