Partager cet article:

Offshoring et RH

Offshoring : des besoins accrus en ressources humaines

Offshoring : des besoins accrus en ressources humaines

Le magazine Challenge Hebdo signe un article sur le retard pris dans le développement de l’offshoring de services financiers, du fait du manque de ressources humaines."

Date de parution le 21/02/2011

Selon le magazine, « le marché des SPE est estimé à 930 milliards de dollars américains en 2006 et devrait se développer à un taux de croissance annuel composé (TCAC) de 15% (2006-2010) pour atteindre 1.430 milliard de dollars américains vers la fin de l’année 2010 . Néanmoins, à l’exception des exemples d’Axa et BNP, le potentiel tarde à se traduire en réalisations concrètes. A en croire la dernière étude réalisée par la Direction des Etudes de la Planification Financière (DEPF) du ministère de l’Economie et des Finances, le Maroc ne pourrait tirer que 200 millions de DH de la délocalisation des services financiers à l’horizon 2013. Cela ne représentera pas plus de 1.7% des externalisations accueillies par le Royaume. En réalité, il y a deux principaux freins au développement de ce type d’activité pour des destinations comme le Maroc.

La première, c’est que le potentiel des pays francophones, en matière de délocalisation des services financiers, est relativement limité, contrairement à celui des pays francophones.

La deuxième raison qui empêche le développement de l’offshoring de services financiers au Maroc. Il s’agit de l’absence de ressources humaines marocaines, pour un domaine dont la technicité ne fait aucun doute. Et si l’on regarde du côté des pays concurrents du Maroc, on peut se rendre compte que la partie n’est pas gagnée d’avance pour l’offre marocaine ? Selon la DEPF qui cite le portail Offshore développement, le Maroc doit s’affronter à des pays comme la Roumanie, la Tunisie, l’Ile Maurice et de manière indirecte, l’Inde, voire la Russie et l’Ukraine.

(...)

Enfin, même si toutes les activités du secteur financier ne sont pas délocalisables, les banques et les compagnies d’assurances projettent à présent de transférer des fonctions comme le développement d’applications, l’encodage et la programmation, la comptabilité, les ressources humaines, ainsi que le traitement et l’administration de certaines opérations (par exemple de paiement).

(...)

La percée est encore timide dans les services financiers, la comptabilité et les ressources humaines jugées à plus forte valeur ajoutée. Cependant, les centres d’appel continuent de foisonner à travers tout le Maroc. La plupart d’entre eux, comme le groupe WebHelp ou Phone, ne sont pas installés dans les zones offshore. Ce secteur devrait employer 60.000 à 70.000 personnes à l’horizon 2013, selon les projections de l’étude de la DEPF qui cite Datamonitor, le Maroc peut s’accaparer 50 à 60% de parts de marché dans les centres de relations clientèle francophone. Sachant que ce marché est estimé à un potentiel de 9.1 milliards de dollars, dont 25% pouvant faire l’objet de l’offshoring, le chiffre d’affaire pouvant être réalisé par le Maroc est de 1.15 milliards de dollars à l’horizon 2013. Pour les autres segments de l’offshoring, le Maroc doit améliorer sa compétitivité de manière notoire s’il veut réellement accroître ses parts de marché. En effet, concernant, les ressources humaines, le domaine médical ou les services financiers et la comptabilité, ses parts de marché prévisionnelles ne dépassent guère les 20% pour les scénarios les plus optimistes."

D'après Challenge Hebdo (n°318).

Vous voulez réagir ? Rendez vous sur notre Forum Offshoring.



Partager cet article: